La finale Sénégal-Maroc a été marquée par de vives tensions : penalty sifflé pour le Maroc, sortie des joueurs sénégalais, décisions arbitrales vivement contestées.
Face à la polémique, Joseph-Antoine Bell, légende du football camerounais, a livré une lecture posée et sans concession des faits chez nos confrères de France24.
Pour l’ancien gardien, l’homme du match est l’arbitre : « Le seul qui n’est pas venu avec des émotions, ni avec des idées préconçues ou des habitudes arrêtées. »
Sur l’action du but dit “refusé”, Bell est catégorique :
« Ce n’est pas un but refusé. Il n’y a pas but, simplement parce que l’arbitre avait sifflé avant. Tout ce qui se passe après n’est donc pas valable. »
Concernant la VAR, souvent invoquée par les critiques « La VAR est une assistance à l’arbitrage. Quand l’arbitre n’a pas besoin d’assistance, il n’y va pas. »
Joseph-Antoine Bell déplore surtout l’impact de l’environnement et des réseaux sociaux :
« Aujourd’hui, le monde fait face à un phénomène : les réseaux sociaux. L’environnement du match était déjà pollué. Certains ont préconditionné les Sénégalais à agir comme ils l’ont fait, et ils le regrettent, même s’ils ont gagné. »
Enfin, il balaie l’argument de la « justice divine » :« Un penalty n’est pas un but. Les Marocains ont raté plusieurs occasions. C’est aussi pour ça qu’on aime le football. »
Une analyse qui appelle au calme et rappelle l’essentiel : le jeu, ses règles et l’imprévisibilité qui fait sa beauté.
